L’expert, ce manager entrepreneur et developpeur

C’est quoi un expert ? Puis-je être un expert en réseautage et en business ?

 

L’expert est une personne qui, en plus de posséder une connaissance théorique d’un domaine délimité de savoir, a acquis une connaissance pratique, avancée et reconnue par ses pairs du domaine. Par son expérience, l’expert est censé avoir acquis des habiletés particulières lui permettant de réaliser notamment des avis d’expertise.

Voilà ce qu’est un expert par définition usuelle !

 

Comment puis-je distinguer un expert d’un spécialiste ?

Simplement par ses habiletés acquises notamment par son expérience (faut du temps), l’expert se distingue ainsi du novice et par définition du débutant. Par ailleurs, il faut différencier l’expert du savant et du spécialiste. Concernant ce dernier, on peut être spécialisé dans un domaine sans en être un expert.

 

 

Ce que nous attendons de l’expert : On attend généralement d’un expert plusieurs qualités :

  • Posséder une connaissance qui ne soit pas surpassée par celle du savant.
  • Avoir la capacité du fait de son expérience et d’une intégration de savoirs variés, d’exprimer des jugements pertinents (sagacité).
  • Se révéler apte à communiquer et à participer à des débats ouverts avec des décideurs et des non-experts.
  • Honnêteté, indépendance et compétence.

La neutralité de l’avis de l’expert peut être contrainte par des engagements, tel que des signatures de clauses de confidentialité ou de devoir de réserve, afin d’éviter des conflits d’intérêt, des pressions de la part de clients et/ou d’influences diverses comme la sphère d’état.

Pour limiter les risques de ce type, de nombreuses agences internationales ou nationales se voulant indépendantes, conformément à leurs statuts, demandent maintenant à leurs experts scientifiques de déposer et signer une « déclaration d’intérêt ». De plus chaque expert se doit d’établir une « déclaration spécifique d’intérêt » pour chaque réunion et en relation avec « tout mandat donné ». 

 

expert réseauteurs Alsace

Quel type d’expert êtes-vous ? 

Les conseils d’experts sont nombreux. Le besoin de l’entrepreneur est davantage d’arbitrer entre ces conseils. On attribue au physicien danois Niels Bohr (1885-1962) cette définition de l’expert : « Un expert c’est celui qui a fait toutes les erreurs qu’il est possible de faire dans un domaine. ». Cette formule est séduisante et examinons pourquoi.

La formule de Bohr est séduisante d’un point de vue théorique car elle va à l’encontre d’une définition classique de l’expert comme quelqu’un qui maîtrise suffisamment bien un domaine pour ne pas échouer. A l’inverse, donc, Bohr fait de l’échec la marque de l’expertise. Est un expert celui qui a échoué et qui a échoué régulièrement dans sa vie.

On pourrait même dire : l’expert est celui qui a échoué méthodiquement. En ce sens, l’expert n’est pas celui qui sait quelle est la bonne solution à un problème, mais celui qui a un grand nombre de pistes, et est en capacité de toutes les essayer en acceptant que de nombreuses pistes vont se solder par des échecs. Ce qu’il sait est la somme de tout ce qu’il a essayé et raté.

Nikola TESLA, Thomas EDISON, Steve JOBS étaient des experts dans leurs domaines d’activités avec toutes les nombreuses expériences menées, toutefois ils ont réussi ! Depuis nous bénéficions de leurs inventions sans nous en rendre compte.

L’expert, c’est celui qui échoue

Notons ici que cette définition n’est sans doute pas facile à entendre pour beaucoup d’entre-nous, dans la mesure où nous aurions des hésitations à accorder notre confiance à quelqu’un qui nous expliquerait que son projet est de rechercher méthodiquement l’échec.

De même, les personnes politiques ont toujours un programme, qu’elles s’engagent à appliquer. Aucun candidat ne se présente à une élection en expliquant qu’il n’a pas d’idées, mais s’engage à expérimenter toutes sortes de choses pour ne retenir que ce qui fonctionne sauf le dernier qui est devenu Président de la république et l’avant dernier avait ne boite à outils.

Plus généralement, une partie importante des acteurs de l’économie conserve une foi vive dans le succès, foi qui est assortie d’une pulsion de généralité envers les positions de chacun : celui qui a réussi une fois réussira toujours, celui qui a échoué est un pestiféré notion typiquement franco-française. Sur ce point, les entrepreneurs sont soumis à une vive pression, qui consiste à leur faire éviter l’échec à tout prix,  y compris au prix de la possibilité de réussi. La donne est en train de changer tout de même ou l’échec dans la mesure du raisonnable est tolérer à conditions de nettoyer le passif.

 

Les trois genres d’expert

Ce point permet de discerner trois types d’expert : le praticien, le théoricien et le compère.

On peut être un expert car on a vécu des choses : on les a expérimentées et on a un regard critique sur ces expériences, ce qui nous permet de donner un sens à une succession d’événements apparemment sans lien. Ce type d’expert est le praticien : il porte plaies et balafres et ses conseils sont de grande valeur. Leur portée a toutefois une limite nette : il y a de nombreuses manières d’entreprendre et ce qu’il dit peut ne pas s’appliquer à vous. Ses conseils sont généraux, mais ont une grande justesse, souvent.

On peut être expert car on a étudié un secteur. Cette figure théoricienne de l’expert a aussi une très grande valeur : c’est l’expert-comptable, l’avocat, le communicant, le commercial qui n’est pas un entrepreneur, mais vit de la vente de son expertise à des entrepreneurs.

La somme d’informations qu’il maîtrise est souvent bien plus étendue que celle du praticien ce qui lui manque, c’est la capacité à appliquer ses conseils, car il est rarement dans la situation pratique de les appliquer. Il conseille des praticiens. Il appartient donc à l’entrepreneur d’évaluer, non pas la précision des conseils de l’expert (cette précision va de soi), mais leur justesse par rapport à sa situation. Il est ainsi logique que chaque expert insiste sur l’importance fondamentale de son domaine dans la bonne gouvernance de l’entreprise. En retour, il est souhaitable que l’entrepreneur parvienne à la sagesse nécessaire pour discerner ce qui s’applique à lui de ce qui ne le concerne pas.

Enfin, on peut être expert car on travaille depuis un temps certain dans un secteur dont on maîtrise les codes. Les conseils de ce genre d’experts sont à la fois généraux, imprécis, et, souvent, sans grande justesse. Par contre, leur position d’autorité permet à ce genre de compère d’assener ses conseils avec force. Mais c’est peut-être là le pire des conseillers, que celui qui propose et impose toujours de reconduire les mêmes recettes  dans la mesure où les recettes finissent toujours par s’épuiser et la richesse vient de l’innovation.

En conclusion : qu’est-ce qu’un expert?

C’est un professionnel qui dispose d’une expérience spécifique, laquelle le rend plus apte que d’autres à donner des avis ou des conseils précieux à ceux qui en ont besoin.

Intuitivement, on imagine sans peine qu’un expert, c’est plutôt rare, c’est la rareté de son expérience qui en fait un expert. De même, un expert, ça doit avoir une expérience très étendue, dans un domaine précis bien sûr, mais aussi dans les domaines périphériques : on n’imagine pas un expert en timbres-postes qui ne connaisse rien à l’histoire, à la géographie, à la politique, à l’imprimerie, à la peinture, aux arts populaires, car la philatélie touche à tous ces domaines (et à bien d’autres).

Un expert en oeuvres d’art ne confine probablement pas sa compétence à Rembrandt ou à Vermeer, mais a une connaissance étendue de la peinture et de la sculpture, et il en connaît aussi un bout en histoire de l’art, en histoire tout court, en littérature, en musique, etc.

Un expert, c’est quelqu’un qui, par expérience, a accumulé une somme de connaissances dont disposent peu d’autres hommes ou femmes. Souvenons-nous qu’à une certaine époque, quand un puits de pétrole était en feu, on appelait toujours le même « expert », qui avait appris à éteindre les puits de pétrole en feu. Ils étaient 2 ou 3 comme lui et forcément : des puits de pétrole en feu, y’en n’a pas toutes les semaines (heureusement) il devait être le premier à avoir réussi à en éteindre un, par conséquent, ensuite, on faisait toujours appel à lui (même s’il ne les éteignait pas tous aussi facilement).

Pour galvauder la notion de réseautage, vous devenez au premier jour de votre vie un Réseauteur parce que vous avez dit bonjour, c’est votre genèse (Manière dont une chose se forme, se développe.La genèse d’une œuvre d’art). La vie nous permet de nous construire un réseau en s’intéressant aux autres, chez les Réseauteurs Alsace nous avons accentué cette notion pratique au delà du simple “bonjour”.

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